Jamaat Ahmadiyya al Mouslemeen
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Sermon du vendredi de
Hazrat Amirul Momeneen
Zafrullah Domun

 

30 MAI 2008

Un compte rendu   très bref de quelques pages de   d l'histoire de la Djamaat   Ahmadiyya d'il y a cent ans..

  • les derniers moments de Hazrat Ahmad (as) et sa mort.
  • élection du premier calife .
  • un rappel des derniers sermons où l'élection d'un imam directement par Allah a été évoquée .

Après avoir lu la Tashahhud, la Ta'ouz et le premier chapitre Al Fatiha du Saint Coran, Hazrat Amirul Mo'menine Zafrullah Domun a dit:

Aujourd'hui je continuerai à vous parler au sujet des derniers jours de Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (as). Donc comme je vous l'ai déjà dit en Avril 1908, il était à Lahore avec tous les membres de sa famille et aussi avec quelques uns de ses proches compagnons. Le soir   du 25 mai 1908, il s'était retiré après un repas léger. Vers 11 heures il a été réveillé par un accès de la dysenterie. Toute sa vie le Messie Promis   avait fréquemment souffert de ce problème. En fait quand il était à Lahore il avait souffert d'une attaque bénigne la nuit du 16 mai. Ainsi revenant des toilettes il a réveillé son épouse Hazrat Amma Jaan. Il lui a raconté   ce qui s'était passé et il se sentait très faible. Dès qu'elle s'est réveillée elle a commencé à masser ses pieds parce que le   massage lui apportait un soulagement. Il devenait encore plus faible. Hazrat Amma Jaan était bouleversée et elle lui a demandé : " Qu'est ce qui se passe ? ". Hazrat Masih Maood (as) lui   a répondu: "Ce qui se passe c'est ce que je vous annonçais depuis quelque temps”.

Il lui a demandé d'appeler Molvi Nuruddin, son ami et médecin et, de réveiller aussi   son fils aîné   Mirza Bashir uddin Mahmood Ahmad et d'appeler également son beau père, Mir   Nasir Nawab saheb . Une fois ces personnes réunies, Dr. Syed Mohammad Hussein Shah et Dr. Mirza Yaqub Beg aussi sont arrivés. Ces médecins ont fait de leur mieux pour l'aider, mais ce qui était destiné a dû se produire. Il devint encore plus faible et les seuls mots audibles qu'il   prononçait étaient : « Allah, mon Bien aimé ».

Alors est venu le moment pour la prière du matin. D'une voix très faible il a demandé "est-ce le moment pour la prière?" Quand on lui a répondu dans l'affirmatif   Il a fait le tayammum et il a essayé de prier mais il tomba   sans connaissance. Quand il reprit connaissance, les seuls mots qu'on pouvait l'entendre prononcer étaient « Allah, mon Bien aimé ». Son état de faib less e s'empirait. Vers 10 heures du matin le 26 mai, les agonies de la mort étaient évidentes et il rendit l'âme vers dix heures et demie.  "Nous appartenons à Allah et vers Lui nous retournerons"( Inna Lillahé wa inna élaihé   raje'oune )

L'épouse de Hazrat Masih Maood (as) a fait preuve d'une   patience exemplaire pendant ces moments difficiles. A tout moment on l'a vue en train de prier. A un moment   elle a dit « O Allah il a voué toute sa vie pour la religion de l'Islam ; veuillez lui accorder ma vie également. »   Ceci nous montre   son amour pour Hazrat Masih Maood (as) et comment elle était prête à se sacrifier pour lui et elle a même demandé à Allah de lui accorder les années restantes de sa vie. À un autre moment elle a dit : « O Allah, maintenant il va nous quitter     ; mais Toi   ne nous abandonne jamais   ». Elle contrôlait bien ses émotions et elle a même sermonné   quelques femmes qui montraient leur peine d'une façon incongrue. Elle a consolé ses enfants par ces   mots: " Ne pensez pas que votre père vous a laissés dans une maison vide. Il a quitté   pour vous un grand trésor des prières dans le ciel, qui continueront à rapporter sa bienfaisance   pour toujours." (Ahmadiyyat-La Renaissance de l'Islam p185).

Les nouvelles de la mort de Hazrat Masih Maood (as) se sont répandues   dans la ville comme un feu de forêt. Les Ahmadis ne croyaient   pas   ce qu'ils entendaient. Ils se sont précipités au bâtiment Ahmadiyya à Lahore pour apprendre que les nouvelles étaient vraies.

Entre deux et trois heures de l'après midi le cadavre avait été lavé et mis dans son linceul. Le corps a été ramené du premier étage de la maison du Dr. Mohammad Hussein Shah sahib dans la cour. À cet endroit Molvi Nuruddin (ra) a lu la prière funèbre pour la première fois en compagnie des membres Ahmadiyya présents.

Ensuite beaucoup d'Ahmadis et Non-Ahmadis sont venus pour présenter leurs respects. Vers   quatre heures la dépouille a été transportée sur les épaules des Ahmadis vers   la gare. Les membres de la maison, les amis et les khuddams ont pris place dans le train qui a quitté Lahore vers   sept heures moins quinze. Ils sont arrivés à   Batala vers les dix heures du soir. Vers deux heures du matin les membres de la djamaat ont porté le corps sur leurs épaules pour atteindre Qadian autour de 8 heures du matin le 27 mai 1908. Sachez que la distance entre Batala et Qadian est   environ trente cinq kilomètres. Au début des années 1880 Hazrat Masih Maood (as) avait l'habitude de parcourir cette distance à pied pour aller corriger les épreuves de son livre Brahine Ahmadiyya .

Le corps n'a pas été placé dans sa maison. Il a été placé dans un pavillon dans son jardin. Beaucoup de membres du Jamaat se   convergeaient   vers Qadian de tous côtés pour venir   payer leurs derniers respects. Sur ces entrefaites, les principaux membres de la djamaat se sont   rencontrés et ils   ont décidé unanimement que   Hazrat Molvi Nuruddin devrait être désigné pour   assumer la lourde responsabilité de diriger   la communauté des croyants. On lui a présenté cette demande dans un document qui contenait   les signatures de toutes les principales personnalités de la djamaat. Quand il a lu le document il a réfléchi   pendant un moment. Alors il a dit qu'il donnerait une réponse après avoir prié. Il a fait   ses   ablutions et fit des supplications   dans deux génuflexions surérogatoires. Ensuite il est parti en compagnie de   ceux qui étaient avec lui au jardin où la plupart des membres de la   djamaat les attendaient. Devant ce rassemblement le   Dr. Mufti Mohammad Sadiq a lu le document que les membres avaient présenté au Hazrat Molvi Nuruddin sahib. Le document se lit comme suit :

Au nom d'Allah, Le Gracieux, Le Miséricordieux. Nous Le louons et nous invoquons   des bénédictions sur Son noble Messager. Tous les éloges appartiennent à Allah, Seigneur des mondes. Que les bénédictions et la paix soient sur le sceau des prophètes, Mohammad,   le choisi, et aussi sur le    Messie   Promis, le sceau des saints.

Selon la directive du Messie promis, la paix soit sur lui, mentionnée dans son livret "Le Testament", nous les Ahmadis dont les signatures sont apposées ci-dessous sont sincèrement convaincus que le premier des migrants, le   Hazrat Maulvi Hakeem Nuruddin , qui est le plus instruit et le plus pieux   parmi nous tous et qui a été l'ami le plus sincère et le plus ancien de notre chef décédé, et qui a été déclaré par lui comme étant le    meilleur exemple pour nous tous, comme il l'a   indiqué dans son vers :

(Traduction:)
Quelle joie si chaque membre de la communauté serait comme Nourruddin
Il en   serait ainsi   si chaque cœur débordait de la   lumière de la certitude

Nous pensons   qu'il doit prendre le serment d'allégeance   au nom d'Ahmad, de tous les membres de la Communauté d'Ahmadiyya et de tous les nouveaux venus dans la Communauté. À l'avenir chaque directive   de Hazrat Maulvi Sahib aura la même autorité pour nous qu'ont eu les directives du Messie Promis et Mahdi, que la paix et   les bénédictions d'Allah soient sur lui"

Par la suite Hazrat Maulvi Nuruddin a dit:

Je témoigne qu'il n'y a personne digne d'adoration   sauf Allah, et je témoigne que Muhammad est Son Serviteur   et Son   Messager.

Qu'il   y ait   parmi vous un groupe qui invite les autres vers la bonté et qui préconisent le bien et qui interdit le mal.

Réfléchissez sur ma vie précédente. Je n'ai jamais désiré de devenir chef. Je suis bien au courant de mon propre état, et mon seigneur le sait encore mieux. Je n'ai pas le moindre désir d'occuper une fonction d'honneur dans le monde. Mon seul désir est que mon seigneur et maître soit content de moi. Je fais des supplications   pour la réalisation de ce désir ; et c'est à cause de ce désir que j'ai élu domicile à   Qadian. Je continue et je continuerai à résider ici. J'ai passé beaucoup de jours considérant avec anxiété ce qui serait notre situation après la mort de Hazrat Sahib. C'est pourquoi j'ai fait de mon mieux pour compléter l'éducation de Mian Mahmud.

Il y a trois personnes parmi les proches de Hazrat sahib. Il y a Mian Mahmud Ahmad, qui est mon frère et mon fils, et qui a une relation spéciale avec moi. Il y a aussi   Mir Nasir Nawab Sahib qui est digne de respect à cause de sa relation avec le Hazrat Sahib. Et troisièmement il y a Nawab Muhammad Ali Khan Sahib.

Ensuite parmi les   membres du mouvement il y a Syed Muhammad Ashsan Sahib, qui est extrêmement capable et qui est un descendant du Saint prophète. Il a servi la foi d'une telle façon qu'il fait rougir une personne comme moi. Durant sa vieil less e il a écrit plusieurs livres pour soutenir   Hazrat Sahib. C'est un service qui lui est particulier. Ensuite   il y a de Maulvi Muhammad Ali Sahib dont je n'aurais jamais pu imaginer les accomplissements. Toutes ces personnes habitent   Qadian. De ceux qui sont à l'extérieur   il y a Syed Hamid Shah et Maulvi Ghulam Hasan, et plusieurs autres.

C'est une responsabilité lourde et dangereuse. Elle peut être assumée seulement par   quelqu'un qui est ordonné de le faire par Allah, parce qu'il est soutenu avec les promesses merveilleuses d'Allah qui lui servent d'appui contre les difficultés épuisantes.

Actuellement il est impératif   que nous tous, hommes et femmes, restions unis. Pour l'entretien d'une telle unité entrez dans un engagement   de fidélité avec n'importe lequel de ceux que j'ai mentionnés et je serai avec vous. Je suis faible et je ne jouis pas d'une bonne santé et je   ne possède pas le tempérament approprié. Il n'est pas facile d'assumer   une responsabilité si lourde…. Vous pouvez penser qu'elle est facile, mais elle est très difficile pour la personne qui doit l'assumer. J'appelle Allah comme   témoin que si vous élisez n'importe qui parmi   ceux que j'ai mentionnés, je serai disposé de me joindre à vous pour faire le serment d'allégeance avec lui.

Mais si vous insistez de faire votre serment d'allégeance avec moi, alors sachez donc que le serment d'allégeance veut dire ‘se vendre'. À une occasion Hazrat Sahib m'a indiqué que je devrais mettre ma maison hors de ma pensée. Depuis, tout mon honneur et toutes   mes pensées sont orientés vers   lui et je n'ai jamais pensé à mon village natal. Ainsi, un serment d'allégeance ( ba'iat ) est quelque chose de difficile. Une personne qui fait le ba'iat abandonne tous sa liberté et ses désirs   au nom de   quelqu'un d'autre.   C'est pourquoi   Allah Le Tout Puissant a appelé Ses Créatures Ses Serviteurs. Il est difficile de   porter le fardeau de cette servitude soi-même. Alors   comment peut- on la porter pour autrui ? Tenant compte de la différence des tempéraments, un grand courage est nécessaire pour établir   l'unité. Je me suis toujours posé des questions   à propos de l'entreprise de Hazrat Sahib. Il   ne jouissait pas d'une bonne santé et pourtant il a porté le fardeau d'écrire en prose et en vers ainsi que plusieurs autres projets importants. Je suis   presque du même âge que lui, mais il jouissait du support quotidien d'Allah et mon état ne vaut même pas qu'on le mentionne. C'est pourquoi Allah le Tout Puissant a dit : " Vous êtes devenu comme des frères par Sa Grâce » (3 : 104). Tout ceci dépend de la Grâce divine…. Rappelez-vous que tout   ce qu'il y a de bon provient   de l'unité.

Maintenant, quelle que soit la   direction dans laquelle vos esprits   s'inclinent   vous devrez   obéir à mes instructions. Si   vous   trouvez ce que j'ai dis acceptable je serais disposé à porter ce fardeau bon gré mal gré. Une communauté qui n'a aucun chef est déjà morte." (Ahmadiyyat, la Renaissance de l'Islam p 186-188)

Tous ceux qui étaient présents l'ont accepté en tant que leur nouveau chef. Alors il a mené la prière funèbre du Messie Promis qui a été alors enterré dans le cimetière des ceux qui hériteront le paradis   ( maqbara de bahishti ).

Pendant ses derniers jours le Messie Promis a également reçu les révélations suivantes :

-            Pour ceux qui croient et qui agissent avec droiture il y a   des jardins sous lesquels les fleuves coulent

-            Ne soyez pas effrayés O vous   les croyants

-            Je serai avec mon messager ( Tazkira p 410)

C'est un compte rendu   très bref de quelques pages de   d l'histoire de la Djamaat Ahmadiyya d'il y a cent ans. Selon la croyance traditionnelle Ahmadiyya, avec la mort du fondateur de la Djamaat le khilafat a débuté dans la djamaat. Incha Allah les prochaines semaines je parlerai davantage au sujet du système du khilafat et de son évolution dans la djamaat.

Car vous vous rendez déjà compte que pendant les derniers huit mois j'ai dit que les Ahmadis ont perverti leur croyance au sujet de khilafat. Les chefs de Ahmadis les ont fait croire que puisque le système de khilafat existe dans la djamaat ils n'ont plus besoin de conseils d'Allah s'il y en a. Ils disent que leur système de khilafat est éternel. Nous avons dit, à la lumière de ce qu'Allah nous a enseigné qu'ils ont tort de penser ainsi.

Ils ont pris des significations inappropriées des écrits du Messie Promis. Ils veulent que les Ahmadis croient que Hazrat Masih a indiqué que le "qudrat sania" signifie le système du khilafat et que ce sont les califes eux-mêmes qui seront les Elus d'Allah. Ce n'est qu'une partie de la vérité mais pas toute la vérité.

Nous continuerons incha-Allah la fois prochaine.