page d'accueil

ZAFRULLAH DOMUN

un profil

ARRIERE PLAN FAMILIAL

Zafrullah Domun,troisième enfant d’une famille de sept est né le 25 août 1953 dans le village de Saint Pierre a l’île Maurice. Son père Adam Domun (1918-2006), forgeron de profession était Ahmadi de naissance. En fait son grandpère, Ramzan Domun était parmi les premiers ahmadis de l’île Maurice. Il s’adhéra à la Djamaat Ahamdiyya de l’île Maurice en 1917, deux ans après l’arrivée du premier missionnaire, Sufi Ghulam Mohammad. Quand Ramzan Domun se présenta pour faire le serment d’allégéance, le sufi sahib lui dit que son bai’at avait déjà été accepté à travers le sang qu’il avait déjà versé pour la cause de l’Ahmadiyyat. Le sufi sahib faisait allusion à l’incident qui eut lieu à la Mosquée Sunni de Saint Pierre où les opposants au message de l”ahmadiyyat avaient utilisé de la violence et agressèrent certains membres Ahmadis qui s'y étaient réunis pour un échange de vues. Ramzan Domun eut un coup à la tête et il saigna abondamment.

A cette époque là Ramzan Domun avait environ 43 ans. Il était marié depuis dix huit ans et il n’avait que trois filles. Après son adhésion à la Djamaat Ahamdiyya, Allah le bénit de deux garçons et d’une fille: Adam qui naquit le 9 décembre 1918, Abdul Rachid qui naquit en 1920 et Raquiba qui naquit en 1923. Tous les enfants grandirent imprégnés des valeurs de l’Ahmadiyyat et ils se marièrent au sein de la Djamaat. En 1948, Adam Domun épousa Nusrat Ramjaun, fille de Mahmood Ramjaun, un érudit religieux de Montagne Blanche qui était aussi un récipiendaire des révélations divines. Ce dernier s’adhéra à la Djamaat Ahamdiyya vers 1933

EDUCATION FAMILIALE

Quand Zafrullah naquit, son grand-père maternel était bien content de voir son premier petit fils. Selon les dires de la maman de Zafrullah il avait l’habitude de lui demander de laisser Zafrullah avec lui pourqu’il puisse se charger de son éducation. Mais ce n’etait pas necessaire car la fille, ayant bien retenu les enseignements de son père disciplina sa maison avec l’amour d’Allah, Son prophète(pssl) et Son Livre, le Saint Coran. Elle essaya de maintenir une ambiance spirituelle à la maison en donnant priorité à l’éducation religieuse. C’est grace à son influence que Zafrullah va mémoriser plusieurs des chapitres courts du Saint Coran dès son jeune âge et qu’il developpera un amour pour Allah et pour les prières.


ENSEIGNEMENTS ACADEMIQUES ET RELIGIEUSES

En 1956 la famille quitta Saint-Pierre pour le village de Trèfles, tout prêt de la ville de Rose Hill. C’est ici que Zafrullah recevra la plupart de son éducation académique et religieuse. Après des études du cycle primaire il alla au collège de New Eton et de là au collège Ahamdiyya pour passer les examens de School Certificate. Ensuite il alla au collège Royal de Curepipe pour terminer ses études du cycle secondaire le "Higher School Certificate."

Au début des années soixante Zafrullah, accompagné de ses frères Siddique et Mobasshir et de sa soeur Salima, parcouraient à pied une distance de plus de deux kilomètres aller-retour tous les jours pour suivre des cours d’instruction religieuse à la Mosquée de Dar-us-Salaam, centre national Ahmadiyya, à Rose Hill. Cette proximité avec la mosquée qui était leur principal centre culturel les aida à developper une relation spéciale avec l’Islam et l’Ahmadiyyat. Etant d’une disposition extravertie, Zafrullah pouvait communiquer facilement et très vite il avait l’estime des grands et petits. Au début de ses vingt ans Zafrullah avait l’habitude d’aller à la mosquée de Rose Hill à bicyclette pour y lire ses prières et surtout la prire du soir. Bien souvent il était la derniere personne à quitter la mosquée

PARTICIPATION DANS LES ACTIVITES DE LA DJAMAAT

Dès son jeune âge Zafrullah commença à prononcer des discours pour promouvoir les enseignements du Messie Promis (as) et ses successeurs, inculquant chez les membres un goût pour la vraie vie spirituelle. L’un après l’autre il assumera les rôles suivants dans la djamaat : qaëd des jeunes gens, président de la branche de Rose Hill, membre du comité exécutif national et éventuellement Amir et président National de la djamaat à l’âge de trente cinq ans. Il resta dans cette fonction jusqu’en 1998. Pendant tous ses mandats, que ce soit comme qaëd, président ou amir il était reconnu pour avoir donné priorité aux pratiques religieuses au dépens des la poursuite des plaisirs de ce monde. A plusieurs reprises il s’opposa aux jeunes concernant des tournois de carom et de domino. L’argument principal dont il utilisait était le verset du chapitre vingt trois du Saint Coran où il est dit que le musulman doit s’éloigner de tout ce qui est inutile (laghav) et qu’il doit être très régulier dans ses prières.


VIE PROFESSIONNELLE

Zafrullah Domun n’a pas eu l’occasion de poursuivre des études universitaires après qu’il eut terminé ses études secondaires en 1973. Etant l’aîné d’une famille de 7 enfants, il accepta la recommandation d’un de ses enseignants et il prit de l’emploi comme clerc dans le département d’aviation de la compagnie Rogers. Ainsi va commencer une carrière qui s’échelonnera sur trente ans. Il progressera dans l’échelle hiérarchique en devenant superviseur, chef de section, chef de département, et éventuellement directeur de certaines compagnies avant de se retirer en fin 2003 pour s’occuper de la mission qu’Allah lui a confiée.


VISITES D’OUTRE MER

Puisqu’il travaillait pour une compagnie d’aviation il eut l’occasion de voyager et de visiter plusieurs pays, ce qui l’aida à grandir son champs de vision. En 1975 il entreprit son premier voyage à Londres pour suivre un stage professionnel. Mais il se fit un devoir de visiter la Mosquée Ahmadiyya de Londres où il eut l’occasion de rencontrer, le missionnaire en charge et d’autres personnalités influentes au sein de la djamaat telles que Sir Zafrullah Khan et le troisième calife de la Djamaat Ahmadiyya, Hazrat Mirza Nasir Ahmad (ra) qui y était en visite. Son prochain voyage fut à Qadian, en Inde en 1981. En 1982 il assista avec son frère Mobasshir à Rabwah, Pakistan au premier congrès annuel du 4ème calife Hazrat Mirza Tahir Ahmad(ra). En 1988, suite à la mort du général Zia à qui le 4ème calife avait lançé un duel de prière, il était si Emerveillé qu’il fit un aller retour Maurice – Londres en soixante douze heures pour féliciter le Calife. Par la suite il participa au congrès centenaire de la djamaat à Londres et il était un de deux présidents des sous commissions du Majlis choura qui s’ensuivit. En 1998 il alla au Etats-Unis pour assister au congrès annuel de la djamaat de ce pays où le calife était aussi présent. Quand il revint avec sa famille, il alla à Rabwah pour ses vacances. Tout ceci ne fait que montrer sa dévotion et son attachement à la communauté Ahmadiyya. Au cours de ses voyages il a eu l’occasion de visiter aussi Le Lesotho, Le Mozambique,L’île de La Réunion, La France, Monaco, La Belgique, Singapore, Hong Kong et l’Afrique.


DES EXPERIENCES SPIRITUELLES

Dès son jeune âge, Zafrullah a été un chercheur de la vérité absolue. Il voulait obtenir la connaissance ultime concernant Le Créateur Suprême, les preuves de Son Existence, qui Il est, comment Le rencontrer, comment prier. Aujourd’hui il explique qu’il a été guidé par des rêves et des révélations dès son jeune âge. En 1975, pendant son sommeil il vit un morceau de papier qui tombait du ciel. Quand il l’ouvrit il lit les paroles suivantes : " Fa'bo doullaha moukhleseena lahoud deen". La traduction en est: "Adore Ton Seigneur en lui vouant une obéissance sincère". En une autre occasion il vit en songe sa photo avec la photo des califes ahmadiyya dans le Saint Coran. Une fois il reçut la révélation suivante : "An'ta Sheikhul Masihoul lazi Laa yozaao waqtohou." La traduction en est " Tu est le Cheik al Masih dont le temps ne peut être gaspillé". Sachant très bien que cette révélation était adressée à Hazrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s), il conclut qu’étant un de ses adeptes il ne devait pas gaspiller son temps.

A un autre moment il vit en songe qu’il regardait dans une armoire dans la bibliothèque de la mosquée Ahmadiyya de Rose Hill. Il y vit un flacon de parfum sur lequel il y avait une effigie de Hazrat Mirza Bashir uddin Mahmood Ahmad (r.a), le second calife de la Djamaat Ahmadiyya. Il versa le parfum dans la coupe de sa main et il le frotta sur tout son corps. Plus tard il comprit qu’il allait avoir une bonne partie de la connaissance de ce dernier en lisant ses livres et ses discours. Vers la fin des années soixante-dix il vit le troisième calife dans un rêve et ce dernier lui dit: Laa ilaha illallah est la pierre angulaire de toutes les philosophies.

LE SAVOIR – UNE QUÊTE SANS FIN

La quête du savoir qui a animée toute sa vie le tient toujours même ces jours ci. A part la religion il s’intéressait aussi à l’économie du monde, à la politique et à acquérir une connaissance générale. Dès son premier salaire il s’abonna à Newsweek et au bulletin d’informations publié par le Ministère de l’information où on pouvait lire les dépêches de Reuters et d’Agence France Presse. Il ne perdait jamais l’occasion d’acheter des magazines tels que le Reader’s Digest, Science et Vie, National Géographic et d’autres livres sur divers sujets. Tout ceci lui permit ainsi que ses amis et ses proches d’augmenter leur connaissance générale. Quand il visita Londres pour la première fois il retourna avec une valise pleine de livres. Il eut l’occasion d’acheter des livres rares qui n’étaient pas disponibles à l’île Maurice à l’époque tels que "Le Masnavi" de Mawlana Rumi qu’il savait était un des livres favoris de Hazrat Masih Maood (as). Au fil des ans il va acquérir une riche collection qui se trouve aujourd’hui dans sa bibliothèque personnelle.

De la bibliothèque de la djamaat à Rose Hill il avait l’habitude de lire toutes les copies des publications qui tombaient entre ses mains telles que Review of Religions, Al Fazl, Ansarullah, Tashheezul Azan, Misbah, Khalid. En sus très tôt il eut l’occasion de lire les sermons de Eid ul fitr et Eid ul Adha de Hazrat Mirza Bashir Uddin Mahmood Ahmad, le deuxième calife et aussi les sermons du premier calife Hazrat Molvi Nour uddin (ra).Plus tard il eut aussi l’occasion de lire certains sermons de Hazrat Mirza Nasir Ahmad. Au début des années quatre-vingt il eut l’occasion de lire le livre intitulé "La vie de Rajeki" (Hayat é Qudsi) qu’il considère être un joyau. zIl dût attendre des années avant qu’il ne puisse mettre la main sur le livre en entier. De toute façon pour lui cétait un délice spirituel d’une rare qualité.

A cette époque il ne maitrisait pas la langue ourdou, mais il voulait lire les écrits de Hazrat Mirza Ghulam Ahmad(as) dans sa version originale. Donc il prit la peine d’apprendre par lui-même, mais il ne n’eligeait pas les conseils de ses aînés. L’un d’eux était Mobarack Ramjaun, son oncle maternel, enseignant par profession et il lui avait donné des leçons particulières au cycle primaire et secondaire. Ce denier l’encouragea de persévérer à lire la littérature de la djamaat en ourdou tel que le journal Alfazl de Rabwah et de ne pas se laisser décourager par le manque de progrès. Car éventuellement le succès viendra. Zafrullah a l’habitude de dire qu’à cette époque il ouvrait le dictionnaire plusieurs fois pour comprendre un seul paragraphe.

De la même façon, il ne s’épargna aucune peine pour acquérir une bonne base de la langue arabe pour qu’il puisse comprendre les paroles d’Allah dans Son Livre Sacré. Et en ces jours ci il essaye d’apprendre la langue persane pour pouvoir apprécier les vers merveilleux des auteurs persans.

LE PARTAGE DES CONNAISSANCES

Sa familiarité avec la langue Ourdou lui permit de réaliser l’importance du sermon des vendredis du calife pour éléver le niveau moral des membres de la communauté. Il contribua d’une façon majeure quand il fit traduire tous ces sermons et les fit délivrés en langue locale dans toutes les mosquées Ahmadiyya à travers l’île. Il se fit un devoir de partager avec les autres ses lectures en langue ourdou. C’est ainsi que les membres de la djamaat ont eu l’occasion de faire connaiassnce avec des perles rares telles que Irfaan-e-Ilahi, Zikr-e-Ilahi, Malaekatoullah, Taqdir-e-Ilahi et plusieurs autres. Il présenta personnellement certains de ces discours et d’autres furent prononcés par d’autres membres de la djamaat qui avaient une connaissance de la langue ourdou.


NAISSANCE DE LA CHAINE DE TELEVISION AHMADIYYA

C’est pendant qu’il était Amir de la Djamaat de l’île Maurice que la chaîne de télévision Ahmadiyya, MTA prit naissance. À l’occasion du centenaire de la Djamaat en 1989, suite à une suggestion d’un membre très actif au niveau local Mons. Nasser Sookia, la première diffusion simultanée d’un sermon du calife fut retransmis par téléphone à l’île Maurice de Londres. Eventuellement, en tant qu’Amir, Zafrullah Domun fit le nécessaire pour cette retransmission tous les vendredis dépendant de la disponibilité des fonds. C’est cette idée qui donna naissance plus tard à la création de la chaîne de télévision Ahmadiyya (MTA). Et pour inscrire cette contribution de la djamaat de l’île Maurice dans l’histoire, la chaîne de télévision Ahmadiyya 24 sur 7 fut lancée de l’île Maurice par le quatrième calife le 7 Janvier 1993. En conséquence la retransmisson directe du sermon du calife devint une réalité dans la maison des Ahmadis à travers le monde. Ainsi que se réalisa une prophétie du second calife Hazrat Mirza Mahmood Ahmad (ra) qui avait prédit un événement similaire.

Pendant qu’il était Amir, Zafrullah fit de grands efforts pour mieux asseoir l’autorité du comité exécutif central (Malis Amla) et du Majlis choura et aussi celle de l’Amir pour qu’on lui donne le respect due. En 1998, quand il apprit aux Etats Unis qu’il n’était plus L’Amir de la Djamaat de l’île Maurice, il téléphona immédiatement à ses frères pour leur demander d’aller rencontrer le nouveau Amir de l’assurer de leur soutien total. De plus il acheta une bague où était inscrit "alaisallaho be kaafiin abdohu" comme cadeau pour le nouveau Amir. Il presenta cette bague au calife et lui demanda de prier pour les bénédictions d'Allah. En appréciant ce geste le calife prit la bague et la frotta contre celle qu’il avait au doigt,c'est-à-dire celle de Hazrat Masih Maood (as) que porte les califes. Ensuite il fit une prière silencieuse et lui rendit la bague. Zafrullah Domun mit cette bague au doigt du nouveau Amir à l’occasion d’une fonction le jour de son retour dans le pays.


NOUVELLES FAVEURS ET RESPONSABILITES DIVINES

A cette époque Zafrullah Domun approchait ses 45 ans. Il aurait pu penser qu’il allait dévouer plus de temps à sa vie professionnelle et à sa famille. Mais Allah avait d’autres projets pour lui. Après deux ans allait commencer ce qu’on appelle "La Manifestation Divine", qui donna éventuellement naissance à la Djamaat Ahmadiyya Al Mouslemeen.

Depuis 1982 Zafrullah Domun est marié à Rooksana Ramjaun, la fille de feu Abdool Wahed Ramjaun et de Mas’uda Bhunnoo. Il a un fils et deux filles.